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Vivre...

Vivre la vie , être comme on est et comme on peut, les hauts les bas . Vie quotidienne ,cuisine , photos ,citations et mes expériences .

Cerveau & méditation

 

Lorsque nous sommes absorbés dans nos pensées et nos perceptions, l’expérience nue de la conscience éveillée, dépourvue d’élaborations mentales, nous est, elle aussi, « transparente », c’est-à-dire qu’elle nous échappe totalement. Et c’est pourtant là, sur cette transparence, que j’atteins le terme d’une analyse de plus en plus fine et minutieuse de mon expérience subjective : une pure conscience éveillée, une conscience fondamentale, l’aspect le plus essentiel de la connaissance. Il n’est pas nécessaire que cette conscience fondamentale ait des contenus particuliers, comme des élaborations mentales, des pensées discursives ou des émotions. Il s’agit simplement d’une pure conscience, claire et limpide. On parle aussi de l’aspect « lumineux » de l’esprit, parce que cet état de conscience particulier me permet d’être conscient à la fois du monde extérieur et de mon état de conscience intérieur. Il me permet de me souvenir des événements passés, d’envisager l’avenir et d’être conscient du moment présent.

Mais lorsque nous en arrivons à l’état de conscience le plus affiné, un état dénué de tout contenu, excepté sa lucidité et sa clarté, et que l’on se demande à nouveau : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? », une fois encore, nous ne pouvons que répondre : « C’est simplement là, et je le reconnais. » Nous sommes en face d’un fait « premier ». Du point de vue phénoménologique, ou expérientiel, la pure conscience éveillée précède toute chose, qu’il s’agisse d’être conscient d’être vivant ou de postuler une théorie de la conscience.

Matthieur Ricard et Wolf Singer dans Cerveau & méditation

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